samedi 5 décembre 2009

Le Portugal et consorts crient au scandale.

Voici les boules de la discordes

L'équipe de France de football n'en finit décidément plus de créer la polémique. Après la main "subjectivement" volontaire de Thierry Henry lors du match de barrage France-Eire, une autre main soulève dorénavant l'indignation dans de nombreux pays du globe. En effet, suite au tirage au sort du mondial 2010, certains observateurs se sont indignés de la poule dont les français avaient hérité. 

Alors que les plus pessimistes redoutaient avant la cérémonie que les bleus rencontrent les brésiliens, les ivoiriens et les États-Unis, les protégés de Domenech joueront successivement la modeste Uruguay, le Mexique et le pays hôte, l'Afrique du Sud. Ce matin, le sérieux journal L'Équipe titrait : "La main heureuse". Il est évident que la star sud-africaine, Charlize Theron, a eu la main pour le moins généreuse pour nos français et pour le moins lourde pour des pays comme le Portugal ou le Danemark. Même si le sélectionneur français se refusait hier soir à tout commentaire enthousiaste, force est de constater qu'un sentiment d'allégresse collective domine ce matin, en France, auprès des instances fédérales et de l'opinion médiatico-public. 

David Douillet n'hésitait pas, ce samedi, à qualifier de "viol de la démocratie" cette polémique autour du tirage au sort.

Pourtant, si la France évoque la chance du tirage, certains courageux comme Christophe Duigarry s'interrogent sur "autant de réussite". Les portugais et danois, eux, déplorent vigoureusement des tricheries lors du tirage au sort. Si les conditions du direct n'ont révélé aucun signe de tromperie, le "revisionnage" de la vidéo a démontré une volonté manifeste de flouer le monde entier. Selon la presse portugaise, les images permettent de prendre la FIFA la main dans le sac. Les nombreux ralentis et notamment la "super loupe" attestent de la supercherie puisqu'on y voit la star sud-africaine jouer malicieusement avec les boules portugaise et française. La vidéo est alors explicite. L'actrice s'apprête un instant à sortir l'équipe portugaise du chapeau et procède instantanément à un volte-face pour choisir la France. 

Comment le diable peut-il se cacher derrière cette si belle créature ?

Alors que cette dernière dément toute préméditation de ce jeu de main, le premier ministre danois et le ministre des sports portugais réclament un autre tirage, estimant que la donne a été délibérément fossé. 

Fernando Chalana s'est montré extrêmement sportif dans l'affaire affirmant que le Portugal était mal placé pour se plaindre, rappelant par la même occasion la main de Vata lors d'une demi-finale de coupe des champions Benefica-Marseille dans les années 1990.

Chacun s'accorde à penser que le tirage au sort ne pourra être refait. Pour autant, cette affaire remet sur le devant de la scène médiatique l'utilisation de la vidéo lors des retransmissions de spectacles sportifs. Michel Platini, fervent opposant de cet outil technologique, ne pourra longtemps résister aux attaques et aux pressions dont il fait l'objet. En outre, le courageux président de la FIFA, Sepp Blatter, a désiré reprendre la main dans cette affaire et a ainsi annoncé qu'il se laissait "le droit d'ouvrir une enquête afin de punir les éventuels coupables". Le monde du ballon rond risque donc de voir à nouveau son image ébranlée par cette triste tricherie. 




lundi 2 novembre 2009

Pedretti transféré au Paris Football Gay.

Devant la plastique de l'argentin Costa, Pedretti n'a pu, cette fois-ci, cacher son goût prononcer pour le marquage à la culotte.

"C'est une épreuve difficile pour Benoît mais il doit comprendre que sa présence risque désormais de contaminer tout notre vestiaire. Si son cas s'avère incurable, il y a des clubs qui sauront alors lui offrir épanouissements sportif et sexuel".  C'est par ces quelques mots que Alain Dujont, président de l'AJ Auxerre, a justifié le transfert imminent de Benoît Pedretti pour le Paris Football Gay. 



Cette décision fait suite à la polémique autour des révélations des attirances homosexuelles de l'ancien international français après le match Auxerre - Montpellier de ce week-end. En effet, c'est dans les travées du stade de l'Abbé-Deschamps que le "pot aux roses" a été découvert. Agacé par la défaite de son équipe, le président héaultais, Louis Nicollin, se disait très inquiet de l'influence d'une "tafiolle" sur une rencontre d'hommes et redoutait "une contagion au sein de son équipe". Interloqués par une telle annonce, les journalistes de Canal+, présents sur les lieux, se sont alors renseignés et ont confirmé immédiatement les propos de "Loulou". 

En Grande Bretagne, cela fait fort longtemps que les tendances sexuelles des uns et des autres sont admises dans le jeu. Peu importe les risques de contagion. Décidément, il n'y a plus de morale.

Par conséquence, afin d'éviter toute épidémie dans le championnat de France, le club bourguignon a décidé d'anticiper une suspension de son joueur et l'isoler dans des structures adaptées à ces individus. Ce matin, sur les ondes de Europe1, l'emblématique entraîneur auxérois, Guy Roux, se disait satisfait de cet isolement. "Il est important de tenir à l'écart les joueurs qui sont contaminés par cette maladie. Une fois qu'on l'aura guéri, il pourra revenir au club. C'est important de ne jamais fermer la porte à ceux qui sont en difficulté". Il est évident que ce témoignage ira droit au coeur du capitaine de l'AJA. Pour autant, Pedretti tenait à réagir à de telles accusations : "je ne suis pas malade. J'ai ma place sur le terrain. Même si j'aime le marquage à la culotte, ça ne fait pas de moi un homosexuel. Il est vrai que j'ai dîné cette semaine chez mon cousin, à Paris, dans le marais, mais on m'a affirmé qu'il n'était pas contagieux".  Si cet argument est légitime, il n'en demeure pas moins que le conseil de l'éthique a également apporté son soutien au club de l'Yonne pour son anticipation et son sens des responsabilités.
Il est évident que les instances fédérales auront à coeur de ne pas revivre la triste période qui avait touché le Paris-Saint-Germain dans les années 1990. A l'époque, une épidémie venue d'Amérique du Sud avait gangrené le groupe parisien. Des brésiliens, porteurs du virus de la "transexualité aiguë" avait été transféré à l'intersaison et avait par la même occasion décimé l'effectif du club de la capitale. Devant le laxisme des autorités, les joueurs avaient été placé tardivement en quarantaine dans le bois de Boulogne. Ils n'en sont jamais ressorti. 

Cet homme a porté le maillot du PSG durant la saison 1993-94. Contaminé au mois de novembre, il exerce son nouveau métier dorénavant sous le nom "Samba, la reine du petit pont". (pour des raisons de sécurité, nous tairons son identité et ne dévoilerons pas entièrement son visage).

Nous comprenons très bien que le placement de Benoît Pedretti dans le club du Paris Football Gay constitue une alternative qui permettrait à chacun de trouver son compte. Le joueur pourrait se soigner tout en continuant à pratiquer le football. De plus, si cette guérison s'avérait être un échec, les footballeurs professionnels seraient à l'abri de toute contagion. Il est donc primordial que le football reste une sport de "mâles" ou blagues salasses et homophobes occupent une place de choix dans les vestiaires et tribunes de France.

samedi 17 octobre 2009

La Fédération Internationale des Journalistes veut punir les médias sportifs français.

Ce matin, la IFJ a annoncé qu'elle allait envisager des sanctions contre le syndicat national des journalistes français, à la suite des "propos injurieux, blessants et dépourvus de sens", que cette dernière cautionne depuis des mois à l'encontre du sélectionneur de l'équipe de France de football, Raymond Domenech.

Les journalistes sportifs ont peur. Après avoir jugé sans peine et remords Raymond Domenech, ils encourent dorénavant des sanctions au sein de leur propre institution. (De gauche à droite au premier plan: Larqué, Menes, Riolo. Au second plan : Saccomano , Fernandez)

Depuis l'échec du dernier euro de football, Domenech est en effet la cible d'une campagne calomnieuse de la part de certaines personnes dont l'accréditation journalistique donne vraisemblablement le sentiment de toute impunité. Malgré des pressions importantes, la IFJ refusait, hier encore, de porter l'affaire devant ses tribunaux. Pourtant, ce matin, la prise de position du puissant président de la FIFA, Joseph Blatter, a incontestablement accéléré les choses ; à tel point que l'IFJ envisageait ce midi l'ouverture d'une enquête disciplinaire.
Les perpétuelles déclarations des Courbis et consorts ont ainsi fait dire au suisse que "les garants d'une certaine éthique journalistique n'ont pas d'autre choix que d'ouvrir une procédure disciplinaire contre la presse française". C'est depuis le Caire, où il assistait hier à la finale du championnat du monde des moins de 20 ans qu'il a justifié sa prise de position. "Selon l'article 58.a, quiconque porte atteinte à la dignité d'une autre personne par ses actes ou ses paroles doit être sanctionné". Il est donc indéniable que le président de la FIFA a joué un rôle prépondérant dans l'initiative de la IFJ.
 
Joseph Blatter marquera définitivement de son emprunte le monde du football. Il a une nouvelle fois pris parti pour le respect des hommes du football  au détriment du lobbying journalistique. Chapeau Monsieur.

Selon Alain Girard, premier secrétaire du syndicat national des journalistes, le syndicat ne peut être responsable à lui seul de cette campagne de dénigrement. "Lorsque Monsieur Larqué déclare que le sélectionneur ne connaît rien au football, c'est son employeur, RMC, qu'il faut condamner" et d'ajouter que "chaque personne est responsable de ses actes et de ses paroles". Si ces déclarations tombent sous le sens, il n'en demeure pas moins que le syndicat couvre ces consultants de luxe en leur permettant de circuler dans toutes les enceintes sportives grâce à leur accréditation.

Les bannis du football. La traque se poursuit. Diego devrait prochainement connaître réparation. Et pour Raymond, c'est pour quand ?

Les sorties malheureuses de ces consultants pourraient alors générer la perte définitive de leur carte de presse et 10000 euros d'amende pour leur employeur. Se refusant à tout autre commentaire, Blatter a toutefois conseillé à l'IFJ de faire preuve d'autant de sévérité qu'en Argentine. En effet, depuis sa prise de fonction de sélectionneur de l'Albiceleste, Maradona est victime d'attaques aussi insupportables que son homologue français. Face à l'importance des dommages causés par de tels affronts, la Fédération Internationale des Journalistes avait alors ordonné à chaque journaliste "jugé coupable" de pratiquer une fellation au "Pibe de oro".
 
Face à l'ampleur des sanctions, le ministre de la santé, Roselyne Bachelot, envisagerait l'achat en nombre de tubes de vaseline. Pour éviter toute polémique similaire à celle générée par l'achat des vaccins contre la grippe A, notre ministre se démène pour trouver des volontaires pour tester les produits. Visiblement, c'est bien parti !

Dans un communiqué, l'IFJ a déclaré vouloir attendre la fin des barrages qualificatifs pour la coupe du Monde 2010 pour se prononcer définitivement sur cette affaire. Selon un proche du dossier, chaque journaliste coupable de déclarations injurieuses "se la verrait mettre bien profond" par Raymond Domenech. Une sanction à la hauteur des fautifs. 

jeudi 24 septembre 2009

Max et les ferrailleurs

Voici la nouvelle super production Canal+. Moins de qualité pour le jeu, plus de spectacle populiste.

Issu d’une famille italienne, Max est un solitaire qui se consacre entièrement à son obsession : la mise en scène de manifestations populaires. Ancien avocat puis chanteur, il a abandonné par dépit de pouvoir gagner des affaires et de vendre des disques. Après avoir été attaché de presse de Dalida, conseillé juridique de Bertrand Delanoë, et président du directoire du Groupe NRJ il est maintenant président du Stade Français. 

Après des succès sportifs frappants à l'aube des années 2000, il s'est fait à l'idée que ce temps est révolu et que dorénavant la qualité du jeu ne doit plus être un gage de réussite professionnelle. Cette philosophie est encore présente dans son esprit lorsqu’il rencontre Ewen McEnzie, un ancien camarade rugbyman, auquel il omet de révéler sa profession. Ce dernier est devenu « ferrailleur » et pille les chantiers de construction avec une bande de petits truands des environs de la Porte d'Auteuil. Max a l’idée de les inciter à commettre un gros coup afin de réaliser un flagrant délit indiscutable : produire le plus mauvais jeu du Top 14. Une fois cela réalisé, il se débarrassera de lui.

C'est vrai qu'il a une bonne tête de vainqueur ce McKenzie !

Se présentant comme passionné du ballon oval, il fait la connaissance de Dominici, un jeune malfrat toulonnais qui est le compagnon d’Ewen. Il se fait passer pour le président du plus grand club français qui gagne à intervalle régulier des trophées. Il s’assure également de l’aide des médias comme Canal+ et du maire de Paris.

Max omet toutefois de leur révéler son rôle. Il veut que le spectacle d'avant match supplée le match. Pour cela, son équipe doit enchaîner des résultats négatifs afin que l'on parle que des frasques et événements extra-sportifs. Par conséquent, le concert de sosies de Claude François, organisé au Stade de France, le jour du match au sommet entre le Stade Français et le Stade Toulousain doit retenir davantage l'attention que la performance de son équipe.
Pourtant, peu à peu, un sentiment est né entre Max et Dominici. Mais Max garde une attitude réservée et se contente d’influencer les ferrailleurs par son intermédiaire. Enfin, devinant la bande conditionnée et prête à l’action, il leur communique une date idéale pour éliminer McKenzie. Le jour prévu, l'équipe doit encore une fois produire un jeu de médiocre qualité et s'adonner à une nouvelle défaite. Ce sera cette fois-ci à domicile, au stade Jean Bouin, contre les modestes montalbanais. 

Le sport, comme le conçoit Max : Animation et tombola. Il faudra bientôt payer les gens pour qu'ils viennent voir jouer le Stade.

Plus tard, dans le night-club "La Bodéga", Dominici révèle à Max qu’il a parfaitement compris sa responsabilité dans l’affaire et que, à défaut de pouvoir quelque chose contre lui, il veut sa part du gâteau. Amoureux, Max le nomme officiellement conseiller sportif. Ce stratagème ne souleva aucune indignation, les 80000 supporters de l'enceinte de Saint-Denis eurent l'occasion de vivre un moment inoubliable à travers les chansons de "clo-clo" et Max vécut heureux, d'amour et de poudre blanche.

mardi 23 juin 2009

L'heure du remaniement a sonné.

Le remaniement mis en place par Robert Louis Dreyfus permettra-t-il au Vélodrome d'oublier le merveilleux quinquennat de Pape Diouf ?

Cela devrait être un remaniement spectaculaire. Le départ de l'entraîneur, Eric Gerets, à la fin du mois de mai, conjugué aux récents licenciements du président, Pape Diouf et du secrétaire général, Fournier, laissent en effet augurer une restructuration impressionnante de l'organigramme phocéen.
 
Depuis plusieurs jours, les rumeurs vont bon train. Afin d'atténuer la colère des très influents supporters marseillais, le retour possible de personnages emblématiques du club circule depuis plusieurs jours sur la Cannebière. Dans l'espoir d'apaiser les esprits et de ne pas remettre en cause les projets ambitieux des dirigeants encore en place, il est donc essentiel qu'un remaniement organisationnel de l'OM ait lieu au plus vite.
Par conséquent, Robert Louis Dreyfus, l'actuel propriétaire du club phocéen, doit présenter, demain, à la commanderie, les nouveaux hommes forts marseillais. Nous nous attendons à de grandes annonces. RLD devrait ainsi apporter du sang neuf dans une équipe où les poids lourds se lieront vraisemblablement à de nouvelles têtes. 

Roland Courbis a longtemps été candidat pour la cellule recrutement. Il aurait ainsi pu reformer le merveilleux binôme avec RLD.

Ce remaniement a toutefois commencé par une surprise : Michel Tonini, actuel vice-président des Yankees, groupe historique des supporters de l'OM, a annoncé lui-même sa nomination au poste d'entraîneur de l'équipe de l'OM, en remplacement de Didier Deschamps, première victime de ce remaniement. 

Ce midi, RLD a reçu, à l'hôtel Mercure de Marignan, son conseiller juridique, Xavier Boucobza en compagnie de Vincent Labrune, président du conseil de surveillance, afin de procéder à la réorganisation de l'équipe dirigeante.  Ils ont alors reçu les futurs et anciens dirigeants mais aussi ceux qui pourraient changer de fonctions. José Anigo, qui a été accueilli le premier, devrait être promu à la communication. Pour ce poste, l'ancien minot serait assisté de Casimir, l'ancien héros des jeunes enfants dans les années 80. 

Anigo semble perplexe. Cette association avec Casimir soulève bien des questions. Pour autant, ce proche du Président Sarkozy a déjà retourné un grand nombre de situations. Il a notamment sorti la France de la crise économique.

Akhénaton, le leader charismatique du groupe IAM a également rencontré RLD. Il pourrait hériter de la co-présidence du centre de formation. Selon une source proche du club, Jean Pierre Foucault ne voudrait pas de cette cohabitation et pourrait alors quitter la présidence de la formation pour se consacrer à l'association OM. Jean Claude Dassier, un instant pressenti au poste de président, devrait se voir confier quant à lui la cellule recrutement. 
Si cette hypothèse se confirmait, Robert Louis Dreyfus demanderait à  son médecin de famille et ami, le Docteur Maboule, d'occuper la fonction de président de l'OM. 

Bernard Tapie pouvait reprendre le club grâce à son coup de passe-passe financier. Il semblerait qu'il y ait un petit contre-temps. Pas de chance.

En ce qui concerne la gestion épineuse des abonnements des virages du Vélodrôme, le chanteur Renaud, qui a été membre des Ultras, tient la corde. Quant à l'entretien des espaces verts et pelouses, RLD devrait nommer l'ancien homme de main de Bernard Tapie, Jean-Pierre Bernès. Pour cette mission, ce dernier devrait par conséquent, délaisser sa fonction d'agent de footballeur. Une bien mauvaise nouvelle pour Deschamps, Dorgba ou Nasri.

Dernière surprise : RLD qui avait prévu de communiquer demain matin la liste de la nouvelle équipe dirigeante pourrait le faire dès ce soir.


lundi 15 juin 2009

Peugeot, la réussite à la française.

Une piste pour l'avenir : le sport automobile au secours de la crise économique

"Pour moi, la victoire n'est pas celle de l'une de nos voitures en particulier, c'est une victoire collective et j'y tiens beaucoup". L'enthousiasme du directeur de Peugeot Sport, Olivier Quesnel, laissait, ce dimanche, entrevoir les nombreux efforts consentis par le constructeur automobile PSA, pour triompher aux 24 heures du Mans. 

Le sport nous procure donc des joies qui permettent de croire aux bienfaits d'une crise économique. En novembre 2008, le groupe PSA annonçait la suppression de 3500 emplois. Afin de "réduire les coûts de structure", Christian Streiff, le président du groupe, avait annoncé le redéploiement de 950 ouvriers polyvalents vers d'autres sites. 

Bernard Dutilleuil, 47 ans, travaillait alors à la chaîne à Rennes depuis 28 ans. Aujourd'hui, le plan social mis en place en novembre 2008 lui permet de vivre, selon ses mots, "des moments historiques et inoubliables". En effet, il officiait ce week-end dans les stands de la marque du Lion. Son rôle fut essentiel. Lors du ravitaillement de la 8ème heure, il passa délicatement une peau de chamois sur la visière du casque d'Alexander Wurz, l'un des trois pilotes de l'équipage victorieux. Nombreux sont les anciens de l'usine de Rennes à avoir contribué à cette victoire collective. Cette merveilleuse histoire n'est pas sans rappeler celle vécue par Eric, 54 ans, reclassé afin de trier les écrous de la roue arrière droite de la Peugeot 908 n°9. 

Bernard, Eric, Jean-Yves, Gérard, et consorts. Tous peuvent remercier la crise. Sans elle, ils seraient encore à Rennes sur une chaîne de montage de 1007. 

Bernard Laporte, secrétaire d'Etat aux sports, se déclarait "ravi du dénouement de ce plan social".  Brice Hortefeux, l'actuel ministre du travail, vantait, ce matin, sur les ondes de Europe 1, la méthode des dirigeants de PSA qui ont su "reclasser les forces vives de l'entreprise pour amener la marque au firmament du sport mécanique". Il est ainsi évident que les économies engendrées par le licenciement de 2700 postes ont permis à Peugeot d'investir 250 millions d'euros dans les courses automobiles d'endurance et de remplir l'objectif de la marque : l'hégémonie des prototypes. 

"C'est beau ce qu'on arrive à faire avec des diesels aujourd'hui".
"C'est vrai et en plus ça pollue moins que les hélicos de Yann Arthus-Bertrand"

Louis Schweitzer, président du conseil d'administration de Renault s'est dit quant à lui intéressé par ce mode de gestion du personnel. Afin de relancer une saison de F1 maussade, la marque au losange envisagerait en effet la suppression d'un grand nombre de salariés. Souvent prédit à un reclassement en Roumanie, les ouvriers de Renault y verraient ainsi une chance inouïe de participer enfin à une grande aventure collective. 

vendredi 22 mai 2009

Salut l'artiste.

"Je suis très ému de cette surprise. Si le goal était de me faire plaisir, c'est réussi".

A deux journées de la fin du championnat de L1, Eric Gerets s'apprête à vivre ses derniers instants sur un banc de touche français. Afin de le remercier pour l'ensemble de son oeuvre, de nombreuses personnalités avaient tenu à saluer, ce jeudi, à l'Olympia, le travail exceptionnel de l'entraîneur de l'Olympique de Marseille. Personnage atypique, le technicien belge a su, sur la cannebière, et plus généralement en France, toucher l'opinion grâce à sa générosité, son franc-parler et son humour. Depuis bien longtemps dans le sport, un coach n'avait su faire l'unanimité, tant auprès des supporters que d'une presse pourtant féroce et connaisseuse. 
Afin de fêter son départ, ses amis français lui ont alors rendu un hommage touchant. 

José Anigo, directeur sportif du club phocéen, qui a participé à l'organisation de la surprise, souhaitait un hommage "simple et sincère". Pape Diouf, son président, espérait que la soirée "reflète à merveille le visage d'Eric". Le parterre d'invités ne fut pas déçu. Les surprises s'enchaînèrent à la vitesse de la lumière. Michel Leeb commença par envoûter la salle avec un florilège de blagues belges. L'effervescence fut à son paroxysme lorsque, vers 22h15, fut retransmis, sur un écran géant, une interview, datant de 1986, du sorcier belge, Raymond Goetals, vantant le talent de Gerets. Les nombreux visages humidifiés laissaient alors entrevoir une émotion palpable. 

Pourtant, le plus beau restait à venir. Vers 22h50, les enfants de l'ancien coach de Galatasaray firent défiler un diaporama sur les différents métiers de leur père. Chacun découvrit alors les multiples facettes du belge. Alors que tous pensaient légitimement que Eric avait toujours vécu du football, nous découvrirent par conséquent sa polyvalence et l'étendu de son talent.

Voici donc, pour vous, chers lecteurs, un aperçu du génie de ce philanthrope. 

Avant d'être joueur du Psv Eindoven, Eric a vendu des millions de disques et fait danser tous les amateurs de disco (au centre de l'image). 

Sa carrière de footballeur n'est une surprise pour personne. Certains avaient peut-être oublié qu'il a gagné une ligue des champions. Plusieurs mauvais esprits ont alors imaginé qu'il était plus facile de briller sur la scène européenne que sur la scène française.

Quelque temps après sa carrière de joueur, Eric joue dans le remake de l'imposteur. Comme souvent, il y joue le premier rôle. Personnage qu'il s'efforcera de de dupliquer  (avec réussite d'ailleurs) toute sa vie.

Enfin, sa carrière d'entraîneur. Le plus beau rôle de sa vie. (Photo lors d'une conférence de presse à Marseille).